Thursday, July 16, 2009

16 July, 2009: Le défilé des animaux

Peu de temps après notre départ du glacier, nous roulions vers le nord afin d'atteindre la ville de Jasper, où nous devions passer la nuit de samedi à dimanche. Soudain, nous avons vu une forme inconnue qui se déplaçait dans les herbes au bord de la route...

C'était un ourson!

Non seulement un ourson, mais deux, avec maman...

Ainsi a commencé notre concours, pour savoir qui est-ce qui allait trouver le plus d'animaux. Le plus simple, dans l'affaire, c'est de s'arrêter lorsqu'on voit des voitures arrêtées...

Mais avant de trouver d'autres animaux, nous nous sommes d'abord arrêtés admirer les chutes Athabasca. Après le lac Athabasca, au nord-ouest du parc, elle se jette dans le fleuve Mackenzie, qui à son tour, se vide dans l'océan Arctique.











Après ce petit détour, nous avons repris notre chemin. Et imaginez-vous que le premier animal qu'on croise, c'est encore... des ours! Nous sommes tout contents, surtout de les avoir croisés depuis la voiture, ce qui nous donne vraiment les meilleurs conditions. Surtout avec les ours noirs qui, malgré leur petite taille, sont apparemment plus agressifs que les Grizzly.



Ensuite, encore une fois, on monte dans la voiture, on part (on a maintes fois répété cette scène au cours du week-end) ... Et, cette fois-ci, devant nous, nous voyons de nouveau beaucoup de voitures arrêtées au bord de la route. C'est tout de même assez comique: tout le monde ralentit, on regarde à droit et à gauche, sans vraiment savoir ce qu'ont vu les autres, alors que soudain, ça y est! On le voit!

Le voyez-vous??? (il faudrait peut-être cliquer sur la photo pour voir cet animal mystérieux...)


Bien heureusement, quelques chèvres étaient également là pour nous tenir compagnie:


Le lendemain matin, nous avons rebroussé chemin afin d'essayer d'aller trouver des élans. Et qu'est-ce qu'on trouve, au même endroit que la veille, mais cette fois-ci, on le voit de nôtre côté du lac... C'est sûr, on le voit un peu mieux cette fois-ci. C'est même assez reconnaissable...

Nous avons lu dans le guide que certains animaux du parc sont tellement habitués à la présence humaine, qu'ils sont peu dérangés que l'on s'approche un peu. Plusieurs personnes se faisaient donc prendre en photo à côté des caribous...


Plus loin, toujours sur la route vers le lac des élans, nous avons croisé un petit groupe de jeunes béliers, qui se promenaient le long de la route, à côté des voitures pour le plaisir des passagers.

48 km et une heure plus tard (les gens roulaient assez lentement sur cette petite route, de peur de rater quelque chose), nous sommes enfin arrivés au lac des élans. Mais à part quelques traces de biche, et des milliers de moustiques, nous n'avons pas trouvé trace de cet animal élusif.

Mais sans nous décourager pour autant, en retraçant le chemin pour rentrer sur Jasper, peu de temps après notre départ nous avons encore une fois remarqué un de ces attroupements de voitures un peu plus loin [si vous ne l'avez pas encore compris, en fait, les parcs nationaux dans les Rocheuses sont comme des énormes zoos, où l'on entre sur le terrain des animaux pour les observer et se faire photographier... la veille, on avait croisé un couple de camarades de Burgess lorsqu'on était en train de visiter le glacier, qui nous ont dit qu'ils avaient vu des gens sortir de leurs voitures et s'approcher pour mieux prendre des ours en photo. Sûrement les mêmes qui allaient ensuite marcher sur le glacier avec leurs enfants...].

Mais, en sortant de la voiture, j'ai mis un peu de temps pour trouver ce que regardaient les autres, d'autant plus que c'était vraiment loin, cette fois-ci. Mais la voilà... Un vrai élan... femelle!


Pour terminer l'après-midi, nous avons fait une dernière balade le long du canyon de la rivière Maligne (également appelée 'Maligne' en anglais). C'est une rivière qui trouve bien son nom car elle joue au cache-cache, passant sous terre et ressortant par moment... Les gens du coins ont longtemps cru qu'elle s'était assechée. En tout cas, elle a creusé un magnifique canyon (rien à voir avec le Grand, quand même), qui, par endroits, fait tout de même 52 mètres de profondeur.

Les troupes avaient quand même l'air heureux de leur journée, d'autant plus qu'une petite trempette dans les sources thermales de Miette nous attendaient sur le chemin du retour à Edmonton.

Une fois rafraîchis et rhabillés, nous nous mîmes donc en route pour un trajet de 3h30, ce qui allait nous faire arriver vers 23h à la maison. "Allez, hop! Vite! C'est l'heure de rentrer!" dit la maman chèvre à ses petits qui traînent derrière et ne veulent pas rentrer ... un peu comme les miens qui avaient du mal à sortir du bain.

Bilan: un excellent séjour, nous étions charmés.
A tel point que, sur un coup de tête, nous avons décidé d'y retourner pour y passer le week-end prochain!

2 comments:

  1. Le rêve total et absolu ....
    Pour ma part, les seuls animaux que j'ai pu voir, ou entrevoir durant mes promenades françaises ne furent que des biches,des chevreuils, des renards, des lapins et parfois furtivement des lièvres....
    Sinon, c'est à Thoiry que j'ai pu admirer des zèbres, des ours et quelques autres animaux "exotiques"..en liberté assez surveillée de loin...mais ce n'était pas un zoo avec des animaux en cage .Tahar s'en souvient peut-être (ce n'est pas un mythe) nous étions en voiture avec son oncle Omar .
    Vous, par contre, vous baignez dans la vraie nature et je comprends que vous retourniez vers ces beautés naturelles de faunes et de flores .
    Bonne journée

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  2. L'homme et les animaux....
    Si la devise des sportifs aux J.O est "Toujours plus haut" ,celles des éleveurs est "toujours plus de profit"...et par voie de conséquences avec des produits chimiques créés par des labos véreux et soutenus par des gouvernements vendus,... la vie des sportifs, celle des animaux, celle de la Nature...bref celle des Hommes tourne à la catastrophe .
    On commence par massacrer tous les animaux considérés comme "gênants"...puis on fait des expériences pour "rentabiliser" ceux qui sont considérés comme rentables...et soudain, c'est la catastrophe pour laquelle une nouvelle famille de mots est à la mode en France: confiner, confinage...(et au Canada ? même manie lexicale ?)
    Ce mot m'interesse beaucoup. Il a fait son apparition au moment de "la vache folle"...On a confiné les troupeaux...puis abattu les bêtes contaminées.
    Ce fut ensuite "la grippe aviaire"...on a confiné les volailles...puis abattu les bêtes contaminées.
    A présent"grippe porcine"...on confine, on abat..zou ! c'est parti...en avant !!
    Mais je commence à m'inquiéter,car des enfants (école, colonies de vacances) sont contaminés et on les CONFINE.....suite du sénario ???
    Humour noir, je confirme, mais ces tics de vocabulaire dits, répétés, écrits, réécrits me portent sur le système (tout comme "repentance", "faire son deuil"...etc).
    Je ressens cette situation totalement absurde alors que je regarde les photos magnifiques des Rocheuses et de ses habitants .Vous avez une grande chance : contempler , respecter .
    Et merci de nous associer à ce spectacle .
    Je pense bien à vous.

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