Nous avons passé un weekend sans programme, sans horaire, avec que des randos au menu.
Nous avons entamé le weekend par une ballade (enfin, ce qui devait en être une à 4,5 km) autour de la vallée des cinq lacs.
Sur la fin, nous nous sommes faits surprendre par une tempête de vent, qui nous fouettait le visage et nous pelletait de petites gouttes de pluie. C'est avec soulagement que nous sommes enfin arrivés à la voiture, quasiment trois heures et demie après notre départ, pour apprendre que nous venions de faire environ 12 km... Les guides et les cartes sont assez mal indiqués ici, et sans faire exprès, nous venions donc de faire le grand tour.
Heureusement, pour nous aider à nous remettre de notre fatigue, nous avons pu trouver un restaurant fort sympathique, où les enfants ont trouvé leur bonheur respectif, et nous, les grands, avons pu déguster un bon 'fish and chips', arrosé de deux pintes de bière, faite sur place dans la brasserie à la cave du restaurant. J'en aurais bien acheté pour en ramener en France la partager avec les amateurs, mais ça se vendait uniquement par bouteilles de 2 litres... un peu lourd pour les bagages!
Il nous restait tout de même un dernier challenge à surmonter avant de pouvoir nous coucher: trouver l'hôtel. Car, en partant le matin même, nous avions oublié l'imprimé avec tous les détails de notre réservation... Nous ne savions donc: ni le nom de l'hôtel, ni où aller le trouver! Tout ceci avait été compliqué par le fait que la compagnie par qui j'étais passée pour réserver la chambre m'avait rappelé, pour nous changer d'hôtel. Je me souvenais donc du nom du premier hôtel, mais pas du deuxième. J'avais en tête un vague souvenir de l'agent qui me disait que ce n'était pas loin du premier, dont je me souvenais le nom de la rue...
Qu'avons-nous donc fait? Je me suis pointée à un hôtel quelconque dans la rue concernée, pour expliquer mon dilemme et demander si, par hasard, je n'avais pas une réservation chez eux. Pas de chance! Mais la réceptionniste, sympa, a pris son téléphone pour poser la même question aux autres hôtels dans le coin, pour m'épargner la peine d'aller voir chez chacun. Hélas, peine perdue, car nous n'étions enregistrés nulle part.
Heureusement, dans l'hôtel j'ai pu me connecter sur mon compte mél, afin de retrouver la trace de cette réservation. Ouf! Tout de même, ce n'était pas à côté, comme m'avait dit l'agent de réservation au téléphone, mais bien de l'autre côté de la ville. Peu importe, à partir du moment où nous avions un endroit sec et chaud pour dormir.
Une pluie fine s'était mise à tomber lorsque nous avons ouvert la porte de la chambre. Nous nous sommes empressés d'enfiler nos maillots de bain pour aller nous tromper dans les jacuzzi bien chauds, de l'autre côté de la cour. C'est donc sous une petite pluie que nous avons trompé nos muscles, réchauffés par l'eau chaude tandis que la pluie nous rafraîchissait la figure.
Un vrai délice...
C'est un lieu qui laisse rêveur, mais on doit bien se résigner à retrouver la vraie vie.
Bien sagement, nous avons pris la route, pour arriver à Edmonton en début de soirée, puisque le lendemain les enfants se levaient tôt pour aller dans leurs activités multi-sport (natation, plongeon, gymnastique, trampoline, escalade, et endurance... tout ça!)
Mais en arrivant dans la ville, nous avons été interpellés par le grand nombre de branches qui trainaient des les rues, et par un arbre tombé sur le toit d'une maison... Ce qui n'avait été qu'une pluie douce et fine la veille dans les Rocheuses avait été la tempête ici à Edmonton, avec tornades et rafales de plus de 100 km l'heure. Plus d'une centaine d'arbres ont été déracinés ou cassés à travers la ville; des milliers de personnes se sont retrouvés coincés dans les stations de métro sans moyen de rentrer chez eux à cause des coupures de courant dans les trains. Coupure de courant dans notre quartier, qui a duré toute la nuit.
Bien heureusement, pas de dégâts chez nous, et nos petits poissons rouges répondaient tous à l'appel. Quand même, les photos publiées dans le journal local sont impressionnantes. Nous sommes donc doublement contents de notre dernière petite échappée rocheusèsque:





Et bien, mes amis, vous l'avez échappé belle !!
ReplyDeleteJe me demande si l'orage que nous avons subi dans la nuit de jeudi à vendredi n'était cependant pas aussi violent que le vôtre....Devant notre immeuble et sur le chemin de la gare (Ave du Maine)...,allant vers Chartres.. j'ai vu de grosses branches d'arbres abattues (parfois sur des voiures) mais aucun arbre aussi violemment déraciné que ceux que je vois sur vos photos !Et à Chartres, rien du tout me dit Xavier !!Heureusement, les petits poissons "qui s'aiment et vous aiment d'amour tendre" comme le chante si joliment Juliette Gréco ont été épargnés .
Repensant à votre randonnée...dont les kilomètres se sont multipliés, je me dis que vos mollets doivent être bien solides à présent...et que vous grimperez les puys en galopant , vous moquant allègement, joyeusement mais gentiment des randonneurs locaux..."fastoche !".
Moi, je me prépare pour l'OCEAN...et ma joie est grande: il y a bien longtemps que je ne l'ai vu . Ah! la bonne odeur d'iode ! Ah! les marées !Trois jours, c'est peu, mais cela suffit à mon bonheur.
Et je penserai à vous...de l'autre côté :
"A l'Ouest ! Toujours un peu plus à l'Ouest" comme dit le Professeur Tournesol !