Tuesday, July 21, 2009

21 July, 2009: Sains et saufs

Nous sommes donc bien rentrés de notre toute dernière échappée dans les Rocheuses avant de quitter Edmonton la semaine prochaine (déjà!). Nous avons vu moins d'animaux cette fois-ci (toujours pas de rencontre oursine, même si cette fois-ci on s'y était préparés, Tahar se faisant prêter une bombe anti-ours au cas où). Nous avons regardé avec un point d'amusement les voitures arrêtées au bord des routes, les passagers descendus pour prendre en photo les caribous...

Nous avons quand même craqué pour quelques caribettes, qui broutaient paisiblement juste avant le dernier pont avant d'entrer dans la ville de Jasper... Pas blasés au point de ne plus regarder les animaux du tout, quand même.

Nous avons passé un weekend sans programme, sans horaire, avec que des randos au menu.

Nous avons entamé le weekend par une ballade (enfin, ce qui devait en être une à 4,5 km) autour de la vallée des cinq lacs.

Comme nous avions tout notre temps, les enfants ont pu se prélasser dans l'eau, testant la température de plusieurs lacs... Il est vrai qu'au plus fort de l'après-midi, le soleil tapait bien (vous rendez-vous compte? il faisait même chaud! plus de 30° dans les Rocheuses, en altitude...). A plusieurs endroits, les autres randonneurs se laissaient également tenter. Cela donnait bien envie de s'y essayer, mais les enfants malgré tout, trouvaient cette eau de montagne assez... fraîche, et n'ont pas osé se plonger dedans... et donc, moi non plus!



Sur le chemin, nous avons trouvé beaucoup de lys sauvages, qui, d'après mon guide local sur les "secrets of the city", sont à l'origine des souches utilisées pour développer toutes les variétés de lys vendues actuellement en commerce. Vers les années 1930, un biologiste californien a demandé à un collègue d'Edmonton de lui envoyer plusieurs de ces fleurs, que lui et ses fils ont été cueillir dans les bois de l'Alberta.

Malgré la beauté indéniable des lieux, nous trouvions tous que ces 4,5 km étaient assez longs... Les kilomètres n'en finissaient pas, et nous nous demandions si nous étions vraiment fatigués de ne pas arriver au bout de ces 4,5 km, même après 3 heures de marche!

Sur la fin, nous nous sommes faits surprendre par une tempête de vent, qui nous fouettait le visage et nous pelletait de petites gouttes de pluie. C'est avec soulagement que nous sommes enfin arrivés à la voiture, quasiment trois heures et demie après notre départ, pour apprendre que nous venions de faire environ 12 km... Les guides et les cartes sont assez mal indiqués ici, et sans faire exprès, nous venions donc de faire le grand tour.

Heureusement, pour nous aider à nous remettre de notre fatigue, nous avons pu trouver un restaurant fort sympathique, où les enfants ont trouvé leur bonheur respectif, et nous, les grands, avons pu déguster un bon 'fish and chips', arrosé de deux pintes de bière, faite sur place dans la brasserie à la cave du restaurant. J'en aurais bien acheté pour en ramener en France la partager avec les amateurs, mais ça se vendait uniquement par bouteilles de 2 litres... un peu lourd pour les bagages!

Il nous restait tout de même un dernier challenge à surmonter avant de pouvoir nous coucher: trouver l'hôtel. Car, en partant le matin même, nous avions oublié l'imprimé avec tous les détails de notre réservation... Nous ne savions donc: ni le nom de l'hôtel, ni où aller le trouver! Tout ceci avait été compliqué par le fait que la compagnie par qui j'étais passée pour réserver la chambre m'avait rappelé, pour nous changer d'hôtel. Je me souvenais donc du nom du premier hôtel, mais pas du deuxième. J'avais en tête un vague souvenir de l'agent qui me disait que ce n'était pas loin du premier, dont je me souvenais le nom de la rue...

Qu'avons-nous donc fait? Je me suis pointée à un hôtel quelconque dans la rue concernée, pour expliquer mon dilemme et demander si, par hasard, je n'avais pas une réservation chez eux. Pas de chance! Mais la réceptionniste, sympa, a pris son téléphone pour poser la même question aux autres hôtels dans le coin, pour m'épargner la peine d'aller voir chez chacun. Hélas, peine perdue, car nous n'étions enregistrés nulle part.

Heureusement, dans l'hôtel j'ai pu me connecter sur mon compte mél, afin de retrouver la trace de cette réservation. Ouf! Tout de même, ce n'était pas à côté, comme m'avait dit l'agent de réservation au téléphone, mais bien de l'autre côté de la ville. Peu importe, à partir du moment où nous avions un endroit sec et chaud pour dormir.

Une pluie fine s'était mise à tomber lorsque nous avons ouvert la porte de la chambre. Nous nous sommes empressés d'enfiler nos maillots de bain pour aller nous tromper dans les jacuzzi bien chauds, de l'autre côté de la cour. C'est donc sous une petite pluie que nous avons trompé nos muscles, réchauffés par l'eau chaude tandis que la pluie nous rafraîchissait la figure.

Un vrai délice...

Le lendemain, une dernière randonnée, plus courte cette fois-ci, avant de reprendre la route pour Edmonton.

C'est un lieu qui laisse rêveur, mais on doit bien se résigner à retrouver la vraie vie.

Bien sagement, nous avons pris la route, pour arriver à Edmonton en début de soirée, puisque le lendemain les enfants se levaient tôt pour aller dans leurs activités multi-sport (natation, plongeon, gymnastique, trampoline, escalade, et endurance... tout ça!)

Mais en arrivant dans la ville, nous avons été interpellés par le grand nombre de branches qui trainaient des les rues, et par un arbre tombé sur le toit d'une maison... Ce qui n'avait été qu'une pluie douce et fine la veille dans les Rocheuses avait été la tempête ici à Edmonton, avec tornades et rafales de plus de 100 km l'heure. Plus d'une centaine d'arbres ont été déracinés ou cassés à travers la ville; des milliers de personnes se sont retrouvés coincés dans les stations de métro sans moyen de rentrer chez eux à cause des coupures de courant dans les trains. Coupure de courant dans notre quartier, qui a duré toute la nuit.

Bien heureusement, pas de dégâts chez nous, et nos petits poissons rouges répondaient tous à l'appel. Quand même, les photos publiées dans le journal local sont impressionnantes. Nous sommes donc doublement contents de notre dernière petite échappée rocheusèsque:

1 comment:

  1. Et bien, mes amis, vous l'avez échappé belle !!
    Je me demande si l'orage que nous avons subi dans la nuit de jeudi à vendredi n'était cependant pas aussi violent que le vôtre....Devant notre immeuble et sur le chemin de la gare (Ave du Maine)...,allant vers Chartres.. j'ai vu de grosses branches d'arbres abattues (parfois sur des voiures) mais aucun arbre aussi violemment déraciné que ceux que je vois sur vos photos !Et à Chartres, rien du tout me dit Xavier !!Heureusement, les petits poissons "qui s'aiment et vous aiment d'amour tendre" comme le chante si joliment Juliette Gréco ont été épargnés .
    Repensant à votre randonnée...dont les kilomètres se sont multipliés, je me dis que vos mollets doivent être bien solides à présent...et que vous grimperez les puys en galopant , vous moquant allègement, joyeusement mais gentiment des randonneurs locaux..."fastoche !".
    Moi, je me prépare pour l'OCEAN...et ma joie est grande: il y a bien longtemps que je ne l'ai vu . Ah! la bonne odeur d'iode ! Ah! les marées !Trois jours, c'est peu, mais cela suffit à mon bonheur.
    Et je penserai à vous...de l'autre côté :
    "A l'Ouest ! Toujours un peu plus à l'Ouest" comme dit le Professeur Tournesol !

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