Wednesday, July 15, 2009

15 July, 2009 : Mais c'est pas fini, les Rocheuses!

Je n'ai pas réussi à vous raconter tout notre voyage dans le poste d'hier.Il me faut un minimum de deux heures pour préparer un poste, et le nouveau jour avait déjà commencé lorsque je vous avais enfin mis la première partie de notre aventure rocheusèsque en ligne.

Voici donc la suite de notre histoire...

Après une nuit de sommeil des justes, et une partie de la matinée passée à se prélasser dans la piscine de l'hôtel (pour les garçons), nous avons repris la voiture pour remonter vers le nord vers Jasper, via la route des Champs de Glace ("Icefield Highway" sur la carte publiée le 8 juillet).

Nous sommes passés de paysages plutôt estivaux...


à des paysage hivernaux en l'espace de quelques minutes.


Voici donc le glacier Colombia, que l'on peut visiter — et même toucher! Ce qui est assez paradoxal puisque le fait de toucher le glacier précipite sa fonte (des centaines de mains par jour, par temps d'été...). D'ailleurs, sur la photo, nous voyons que le glacier est un peu loin... Il y a 20 ans à peine, le glacier recouvrait toujours toute la partie de devant de la photo, qui ressemble maintenant à une plage. Il y a cent ans, le glacier s’étendait encore plusieurs centaines de mètres de plus vers la route (Icefield Highway).

Nous, n'étant pas fous, ne sommes pas montés sur le glacier, qui était plein de fissures, de crevasses, et qui cachait des rivières et lacs souterrains (enfin, sous le glacier) qu'on ne pouvait voir. Pour ceux qui ont vu le film "Antarctica, prisonniers du froid", et la scène où le scientifique tombe dans une crevasse cachée par la neige ... cela vous donne un peu l'idée du danger. D'autres personnes, ne se rendant certainement pas compte du danger, montaient sur le glacier, certains avec de petits enfants, se baladant à côté des fissures... c’était à vous donner des frissons!

Malgré les protestations de notre cher Ismaël, nous nous sommes contentés de ramasser quelques cailloux et d'étudier les striations laissées sur quelques gros blocs par le mouvement du glacier. Mais il faisait bien froid — il serait même correcte de dire que le vent qui soufflait depuis le glacier était d'un froid glacial...

Et nous voici de nouveau. Maintenant que Hadi a maîtrisé le maniement de l'appareil photo, vous nous verrez peut-être un peu plus souvent...

Une fois que nous avons laissé le glacier derrière nous, le beau temps a repris de plus beau ... Désolée si la photo est un peu floue. Si vous esquissez un peu les yeux, vous remarquerez moins, mais vous verrez quand même la vallée glaciale derrière nous, vidée de sa glace depuis une centaine d'années...


La journée nous promettait une belle fin et suite à notre aventure, avec encore beaucoup de choses à découvrir sur notre route avant de rentrer.

3 comments:

  1. Voyant ces merveilles et votre sagesse devant elles, je pense à Allègre, lequel-si j'ai bien compris- refuse de suivre la théorie du réchauffement de la planète ! et pourtant, quand je vois l'ancienne vallée glacière (enfin ses traces) je suis médusée au sens fort du mot .
    Des gens, de l'âge de Tante Anne l'ont vue presqu'intacte et les natifs encore plus belle.
    A propos de vocabulaire, je pensais que le terme "aborigène" était réservé à la population d'origine...avant l'arrivée des ostrogoths...ou autres goths !!Or, tu nous dit qu'au Canada, ce terme est également utilisé, vpilà qui m'interesse beaucoup.
    Pour moi, une sélection historique s'était effectuée dans les synonymes : natif, originaire de (neutres), aborigène (australie),autochtone (ça pose sérieux-cultivé!!) indigène (colonie)....mais pour ce dernier mot ce fut après mon passage en Algérie....que j'en appris la nuance raciste.
    Peut-être connais-tu l'histoire..mais tant pis je "radote" comme dirait T.H !!
    J'étais arrivée depuis peu en Algérie .En classe de première (classe très vivante et très agréable), à propos d'un texte, je dis aux élèves :"...et comme vous êtes des indigènes... ,vous pouvez comprendre...." voulant dire, bien entendu "originaires du pays..." Je sens alors un froid glacial qui s'étend sur la classe et termine le cours en solo avec une pénible impression que quelque chose "clochait", mais quoi ?
    Le soir j'en parle à mon conseiller qui me dit:"malheureuse, INDIGENE est le terme raciste employé par les pieds noirs (et les bons français continentaux!!)pour parler des arabes.., sous-classe d'êtres...." Que faire alors pour arranger la situation et démontrer à mes élèves que je ne les méprisais pas et que j'avais employé ce mot au sens propre.
    Le soir, je tournais et retournais la situation imaginant les pensées des élèves, voire de leurs parents, les discussions chez eux, les communications échangées...bref, mauvaise nuit .
    J'avais cours avec cette classe le lendemain et ai immédiatement entamé une leçon de vocabulaire..leur expliquant le sens premier du mot et sa déformation raciste...et je conclus en disant :" Quand je suis en France, je suis une indigène, puisque je suis née dans le pays et ici, je suis une immigrée, puisque je réside dans le vôtre."
    Et là ce qui fut très surprenant, ce fut la réaction de la classe entière...:Non, Madame, pas vous!!"
    Cette histoire est datée de 1974...et elle est encore très fortement imprimée dans ma mémoire, et pour bien d'autres raisons dans celle de mon conseiller .
    Le froid glacial s'est bien évidemment dissipé et les relations élèves /professeur sont revenues au beau fixe .
    Et à propos de "froid et de chaud"...admirez en passant la transition....j'ai pris pour vous, à la FNAC le DVD d'Arthus-Bertrand "HOME"
    Je pense, et espère que cela vous plaira....
    A bientôt

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  2. Non, je ne connaissais pas cette histoire... Elle est édifiante.

    Oui, je confirme qu'ici, les canadiens n'utilisent pas le terme 'indien' mais 'aborigène'. Le terme officiellement reconnu depuis les années 1980 est "First Nations People".

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  3. Me relisant, j'ai vu que je n'avais pas précisé dans ma troisième phrase que je pensais que le mot "arborigène" était réservé à la population australienne avant l'arrivée des ostrogoths et autres goths... tu avais dû comprendre.....mais les autres lecteurs étant certainement moins pertinents que toi....je précise !!A présent, je vais lire "le Carnaval des animaux".

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